La traduction comme acte de transmission
On réduit souvent la traduction à une compétence linguistique. Une affaire de maîtrise grammaticale, de précision lexicale, de technique. Chez Babel Gomme, nous défendons une vision plus large : traduire, c’est transmettre.
Une langue n’est jamais un simple outil. Elle porte une culture, des références, une manière de structurer le récit et de regarder le monde. Traduire un texte de l’anglais vers le français implique donc bien plus qu’un transfert de mots : il s’agit de faire passer une œuvre d’un univers culturel à un autre, sans en altérer l’essence.
Chaque projet commence par une compréhension fine du texte source. Son ton, son rythme, ses intentions. Cette étape est fondamentale. Sans elle, aucune traduction ne peut être juste. Transmettre, ce n’est pas simplifier. C’est rendre accessible sans trahir, fluide sans dénaturer.
Cette approche implique des choix éditoriaux constants. Entre fidélité à l’œuvre originale et lisibilité pour le lectorat cible, l’équilibre est subtil. Il exige de l’expérience, de la sensibilité et une grande rigueur.
Chez Babel Gomme, cette exigence de transmission structure notre organisation. Nous travaillons avec des traducteurs sélectionnés pour leur maîtrise de la langue, mais aussi pour leur capacité à comprendre les enjeux culturels et narratifs des textes qu’ils traduisent. Le dialogue avec les éditeurs est permanent, car la traduction est un travail collectif, jamais isolé.
Nous concevons notre rôle comme celui de passeurs. Entre les auteurs et les lecteurs. Entre une langue et une autre. Transmettre une œuvre, c’est lui permettre de continuer à vivre ailleurs, autrement, sans perdre sa voix.
C’est cette responsabilité de transmission que nous assumons à chaque projet.