Tankōbon

Le terme japonais tankōbon (単行本, « livre indépendant ») est à l’origine employé pour désigner une œuvre qui ne fait pas partie d’une série ou d’un corpus plus large. Aujourd’hui, ce terme s’emploie souvent pour faire référence aux volumes reliés qui forment une unique série, en opposition aux magazines de prépublication de mangas, qui publient plusieurs séries différentes. De façon générale, au Japon, les chapitres d’un manga sont d’abord pré-publiés avec d’autres épisodes d’autres séries avant d’être rassemblés dans des tankōbon.

Bandes dessinées japonaises

À partir de 1959, on trouve de plus en plus de mangas publiés dans des magazines de prépublications hebdomadaires ou mensuels. Ces magazines souvent épais, composés de plusieurs centaines de pages, proposent de multiples séries, dessinées par de nombreux auteurs différents. Leur impression se fait sur du papier bon marché, et leurs acheteurs de l’époque ne les considèrent pas comme des objets de valeur. Cependant, dès les années 30, on trouve déjà des chapitres regroupés dans des tankōbon, en format poche et sur du papier de meilleur qualité. Qu’il s’agisse d’une prépublication en magazine ou d’un tankōbon, le dessin reste en noir et blanc mais quelques planches peuvent parfois être colorisées ou imprimées en couleur.

Formats spécifiques de tankōbon

Aizōban : le tankōbon de luxe

Un aizōban (愛蔵版, lit. « édition imprimée préférée ») est un volume en édition collector. Les aizōban sont généralement plus coûteux que les tankōbon et possèdent des caractéristiques spécifiques, telles que des couvertures inédites, un papier de haute qualité, une couverture imprimée sur du papier spécial, une pochette de protection, etc. Ces éditions bénéficient la plupart du temps d’un tirage limité, ce qui augmente leur coût et leur valeur en tant que pièces de collection. En règle générale, seules les séries les plus populaires possèdent de telles éditions.

Bunkoban : des tankōbon avec davantage de pages

Un bunkoban (文庫版), parfois appelé bunko, est un tankōbon imprimé en format bunko, c’est-à-dire de la taille usuelle d’un recueil de nouvelles publié au Japon. Les bunkoban sont généralement imprimés en format A6 (105 × 148 mm) et sont plus épais que les tankōbon. Les mangas en édition bunkoban ont souvent une première de couverture inédite et un nombre de pages considérablement plus important que dans un tankōbon. Par conséquent, l’édition bunko d’un manga contiendra moins de volumes. Souvent, ces bunkoban sont des republications de tankōbon dont les tirages ont pu être épuisés. Si le manga a d’abord bénéficié d’une édition wideban, son édition bunko contiendra le même nombre de volumes.

Kanzenhan : le luxe du luxe

Le Kanzenban (完全版, lit. « la parfaite édition complète ») est un quasi-synonyme de aizōban, et désigne une édition spéciale. Les kanzenban sont généralement publiés sous format A5 (148 × 210 mm) et contiennent les couvertures des chapitres, les pages en couleur et les histoires annexes originellement prépubliées avec les chapitres. Ces éléments sont souvent omis ou imprimés en noir et blanc dans les éditions tankōbon. Si le terme aizōban insiste plutôt sur la valeur des volumes, le terme kanzenhan souligne surtout leur aspect complet. Ce genre d’éditions est surtout réservé aux séries à succès.

Shinsōban : avec du matériel inédit

Semblable à une édition wideban, un shinsōban (新装版) est une nouvelle édition publiée (en général) avec une nouvelle couverture. Les volumes d’une édition shinsōban sont généralement dotés de pages en couleurs et d’autres caractéristiques inédites.

Sōshūhen : un format plus grand

Le sōshūhen (総集編 lit. « la collection complète ») est un type d’édition relativement récent, conçu par Shueisha en 2008. Les éditions sōshūhen sont publiées sous format B5 (176 × 250 mm), soit un format plus grand que les kanzenban, et contiennent les couvertures de chapitres et les pages en couleurs en plus d’autres contenus bonus, tels que des posters ou des interviews. Seules les séries populaires, en cours de publication, bénéficient de telles éditions. Les sōshūhen contiennent beaucoup plus de pages que les tankōbon et incluent donc plus de chapitres dans leurs volumes.

Wide-ban : surtout pour les seinen et josei

Une édition wideban ou waidoban (ワイド版) est une édition dont le format (A5) est plus grand que celui d’un tankōbon classique. De nombreux mangas, notamment seinens et joseis, bénéficient d’une édition wideban après leur prépublication et ne sont jamais publiés en édition tankōbon, contrairement à la majorité des shōnens ou des shōjos. Lorsqu’une série d’abord publiée en édition tankōbon bénéficie d’une édition wideban, ses nouveaux volumes contiennent plus de pages que l’édition originale et le nombre global de volumes diminue.

Au sein de l’agence Babel Gomme, nous saurons prendre en main votre projet d’édition de manga dans le format tankōbon de votre choix. Nos maquettistes ont l’habitude de ces différents supports.

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